La soie lyonnaise perd ses clients
Avant 1789, les tisseurs de soie lyonnais sont célèbres dans toute l’Europe. Leurs étoffes habillent les monarchies de Madrid à Vienne et font vivre une partie essentielle de l’économie de Lyon.
Après la Révolution française, la Convention nationale prend le pouvoir et la Terreur frappe l’ancienne clientèle aristocratique des soyeux. Lyon voit disparaître, un à un, ses clients les plus prestigieux.
Lyon se rebelle contre la Convention
La ville se soulève et guillotine publiquement un représentant du pouvoir parisien. La rupture devient ouverte entre Lyon et la Convention nationale.
Paris envoie près de 20 000 soldats. Après un siège de deux mois, les troupes entrent dans Lyon et mettent la ville à sac.
La répression et la Ville-Affranchie
Près de 2 000 personnes sont exécutées en représailles de la révolte lyonnaise. La place des Terreaux devient l’un des principaux lieux de cette répression.
La Convention rebaptise Lyon « Ville-Affranchie » et proclame : « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus. » La formule entend effacer symboliquement la cité révoltée.

La ville et les canuts renaissent
Lyon est pourtant toujours là. Quelques mois après le siège, la Convention nationale sombre à son tour et laisse un vide politique dont Napoléon saura profiter.
Napoléon passe ensuite d’importantes commandes pour relancer l’industrie des canuts. La soie lyonnaise se relève de ses cendres, comme la ville elle-même. Cette histoire de résistance urbaine reste l’un des épisodes les plus saisissants du patrimoine lyonnais à explorer avec Woyaka.

