La déesse favorite de Lugdunum
Dans la Gaule romaine, les habitants vénèrent de nombreux dieux. À Lugdunum, Cybèle occupe une place particulière et devient l’une des divinités favorites de la cité.
Son histoire raconte la passion de la déesse pour Attis, un humain qui préfère épouser une nymphe. Furieuse, Cybèle intervient pendant la cérémonie et sa colère divine rend Attis fou au point qu’il s’émascule.
Attis et Cybèle, un mythe tragique
Selon certaines variantes du mythe, Cybèle et Attis finissent malgré tout réunis. Leur relation, violente et tragique, fascine les habitants de Lugdunum et nourrit un culte particulièrement intense.
Des sanctuaires et des autels tauroboliques sont élevés en l’honneur de la déesse. Plusieurs traces de cette ferveur religieuse antique sont encore associées à la colline de Fourvière.

Des fêtes et des rituels extrêmes
Les adeptes organisent de grandes fêtes pour célébrer Cybèle et sacrifient des taureaux. Ces cérémonies comptent parmi les manifestations religieuses les plus impressionnantes de la ville antique.
Les prêtres les plus fervents vont jusqu’à s’émasculer pour prouver leur dévotion à la déesse, reproduisant symboliquement le destin d’Attis.
Retrouver Cybèle sur la colline
La fontaine du Taurobole, au 17 ter et 19 rue des Macchabées dans le 5e arrondissement, perpétue le souvenir de ce culte antique. Elle offre un point de départ concret pour explorer Fourvière et l’histoire de Lugdunum.
Avec Woyaka, les mythes de la Lyon romaine retrouvent leur décor. Une visite culturelle de Lyon permet de relier les vestiges, les rues et les récits qui ont façonné la colline depuis l’Antiquité.

